Témoignages sur le Génocide du CAMBODGE Revue ITEM de Philippe HEDUY été 76

25,00

recueillis par Bernard HAMEL  journaliste et écrivain français, et Soth POLIN  journaliste et écrivain cambodgien

En stock

Description

Le Génocide du CAMBODGE Numéro spécial de Juillet/Août 1976 de la Revue d’Opinion Libre ITEM dirigée par Philippe HEDUY

 

DETAILS :

Témoignages sur le Génocide du CAMBODGE, romancier, essayiste et historien, Philippe Héduy fut aussi auteur et éditeur de nombreux ouvrages consacrés à l’empire colonial français. Actif pour la défense de l’Algérie Française, il participa à la revue « L’Esprit public » qui était en quelque sorte la façade légale de l’OAS. En 1956, il avait été rappelé en Algérie ce qui l’inspira pour son roman « Au lieutenant des Taglaïts« . Il fut également journaliste au côté de Roger Nimier et plus tard de Pierre Lazareff. Dans ce numéro spécial, 23.5x15x1, il nous livre les témoignages recueillis par Bernard HAMEL (1923-2013) journaliste et écrivain français, et Soth POLIN  journaliste et écrivain cambodgien.

CONTENU :

La parution de ce numéro fut le point de départ de la prise de conscience en occident du drame qui se déroulait au Cambodge, prise de conscience ralentie par l’étiquette « coloniale » qui restait collée au nom de Philippe HEDUY. Quelques mois plus tard  Bernard HAMEL et Soth POLIN feront découvrir les crimes du régime Kmers rouge en publiant  » De sang et de larmes « .  Le Cambodge, jusqu’en 1967, avait à peu près réussi à échapper aux guerres qui depuis 1946 ravageaient le Vietnam voisin. Ensuite, la conjonction de la montée en puissance des affrontements entre Américains et communistes vietnamiens, ainsi que l’entrée en crise progressive du despotisme bonhomme de l’ère Sihanouk, amena au renversement de ce dernier, en mars 1970, par une sorte de coup d’état constitutionnel (opéré par son propre Premier ministre, Lon Nol, appuyé par l’armée et le Parlement). Le prince, alors absent, fit en riposte le choix aussi décisif que fatal de s’allier aux communistes d’Indochine, y compris donc ses adversaires de la veille, les Khmers rouges. Hanoi, se servant au départ de leur faible mouvement comme de supplétifs, occupa rapidement une large part des campagnes cambodgiennes. Les partisans de Saloth Sar (qui allait ensuite se faire appeler Pol Pot) tirèrent largement profit de la caution sihanoukienne pour se renforcer dans les campagnes, puis s’émancipèrent de la pesante tutelle nord-vietnamienne à l’occasion de la fin  provisoire des hostilités au Vietnam qui résulta des accords de Paris (janvier 1973). Ils purent donc, en deux ans, achever d’écraser un régime « républicain » corrompu, de moins en moins soutenu par des États-Unis entravés par la crise du Watergate. À peine entrés dans Phnom Penh, le 17 avril 1975, ils entreprirent de vider la capitale et toutes les autres villes de leur population. Cette évacuation largement improvisée, suivie, trois ans durant, de déportations bien plus planifiées et accompagnée d’une collectivisation aussi rapide que totale, préluda à un effondrement des conditions de vie qui fut l’élément le plus meurtrier, même si il se conjugua à des centaines de milliers d’exécutions, soit directes, soit après un court séjour dans des prisons-mouroirs, où la torture s’ajoutait au manque de nourriture. Il y eut peu de résistances, même si les conflits internes au régime ne manquèrent pas, et se traduisirent par des purges dévastatrices.

ETAT :

L’exemplaire de la revue est en assez bon état et présente quelques petits accidents en couverture et en tête et queue du dos.

Informations complémentaires

Poids 0,350 kg
Dimensions 23,5 × 15 × 1 cm